• Autocontradiction de l’argument menant à l’univers bloc

  • La relativité générale est une théorie relativiste de la gravitation. Elle décrit l'influence sur le mouvement des astres de la présence de matière et, plus généralement d'énergie, en tenant compte des principes de la relativité restreinte. La relativité générale englobe et supplante la théorie de la gravitation universelle d'Isaac Newton.
La relativité générale est une théorie relativiste de la gravitation. Elle décrit l'influence sur le mouvement des astres de la présence de matière et, plus généralement d'énergie, en tenant compte des principes de la relativité restreinte. La relativité générale englobe et supplante la théorie de la gravitation universelle d'Isaac Newton.
 #51366  par GDaube
 
Bonjour,

Je vais recommenter votre texte sur le missile.
Vous commencez par:
"L’objection de la navette et du missile ne remet pas en question la validité mathématique des transformations de Lorentz, mais critique l’une des interprétations possibles : l’invariance de la vitesse de la lumière dans un aller simple, lorsqu’elle repose sur l’isotropie, revient à attribuer une réalité physique aux plans de simultanéité. Dès lors, un simple changement de référentiel peut engendrer des contradictions."

Pour résumer, il y a un peu de non sens et de lien sans vrai rapport. Le paragraphe termine en disant qu'un simple changement de référentiel engendre des contradictions, ce qui enterre toute la physique classique et la relativité.

Vous enchaînez avec: " Nous devons dès lors nous placer dans un cadre de simultanéité absolue"
On pensait parler de relativité mais là on se place directement en physique classique.
On pourrait s'arrêter là mais vous parlez ensuite de temps variable. Or on a déjà démontrer l'équivalence entre temps absolu et simultanéité absolue. Donc, tout ce qui suivra sera faux.
 #51367  par Ph de Bellescize
 
Bonjour,

Je crois que votre réponse montre surtout que nous ne situons pas le problème au même niveau.

Pour rappeler le contexte, je reproduis ci-dessous l'extrait de mon précédent message auquel vous répondez :
Ph de Bellescize - le mardi 7 juillet 2026 à 19:16 - a écrit : Vous n'avez pas répondu à l'argument selon lequel l'invariance de la vitesse de la lumière en un aller simple amène à poser un principe métaphysique. Or c'est précisément ce principe métaphysique qui aboutit à une interprétation particulière du diagramme d'espace-temps de l'objection de la navette et du missile.

Autrement dit, avant de discuter du diagramme lui-même, il faut intégrer le principe d'interprétation qui lui est appliqué. C'est ce point qu'il s'agit d'examiner, et non une répétition d'arguments déjà échangés.

Objection de la navette et du missile
Vous avez répondu :
GDaube - le mardi 7 juillet 2026 à 23:09 - a écrit : Je vais recommenter votre texte sur le missile.

Vous commencez par :

"L’objection de la navette et du missile ne remet pas en question la validité mathématique des transformations de Lorentz, mais critique l’une des interprétations possibles : l’invariance de la vitesse de la lumière dans un aller simple, lorsqu’elle repose sur l’isotropie, revient à attribuer une réalité physique aux plans de simultanéité. Dès lors, un simple changement de référentiel peut engendrer des contradictions."

Pour résumer, il y a un peu de non sens et de lien sans vrai rapport. Le paragraphe termine en disant qu'un simple changement de référentiel engendre des contradictions, ce qui enterre toute la physique classique et la relativité.

Vous enchaînez avec : "Nous devons dès lors nous placer dans un cadre de simultanéité absolue."

On pensait parler de relativité mais là on se place directement en physique classique.

On pourrait s'arrêter là mais vous parlez ensuite de temps variable. Or on a déjà démontré l'équivalence entre temps absolu et simultanéité absolue. Donc, tout ce qui suivra sera faux.
Sur cette phrase :
Le paragraphe termine en disant qu'un simple changement de référentiel engendre des contradictions, ce qui enterre toute la physique classique et la relativité.
Ce n'est pas ce que j'affirme.

Je ne dis pas qu'un changement de référentiel engendre une contradiction en lui-même.

Je dis que "si l'on attribue une réalité physique aux plans de simultanéité résultant de l'invariance de la vitesse de la lumière en aller simple, alors un changement de référentiel peut conduire à une contradiction concernant l'existence d'événements distants."

Autrement dit, ce n'est pas le changement de référentiel qui est en cause, mais l'interprétation ontologique qui lui est associée.

C'est précisément ce que met en évidence l'objection de la navette et du missile.

Je comprends d'ailleurs mieux, à vous lire, pourquoi cette analyse, qui me paraît relativement simple lorsqu'on part d'une philosophie réaliste, est beaucoup moins immédiate pour un physicien relativiste. Vous partez naturellement du formalisme de la relativité, alors que mon raisonnement consiste précisément à interroger l'une de ses interprétations physiques.

Le point de départ est celui déjà contenu dans l'expérience de pensée du train d'Einstein.

Si l'on affirme l'invariance de la vitesse de la lumière en aller simple, la relativité de la simultanéité ne concerne plus seulement des coordonnées : si on lui attribue une portée physique, elle conduit à considérer que des événements distants existent ou n'existent pas simultanément selon le référentiel adopté.

Dans l'expérience du train, lorsque les deux observateurs se croisent, le rayon lumineux situé à l'arrière du train est considéré comme existant « à cet instant » pour l'observateur du quai, mais pas encore pour celui du train. Ce même rayon sera ensuite considéré comme existant pour l'observateur du train lorsque celui-ci aura avancé.

Si la source est extrêmement éloignée, ce décalage peut devenir considérable.

Or rien n'oblige à raisonner avec un rayon lumineux. On peut remplacer ce rayon par n'importe quel corps matériel : une balle de tennis, un missile ou tout autre objet physique. La question devient alors celle de l'existence même de cet objet à un instant donné.

C'est précisément cette règle d'interprétation qui est utilisée dans le diagramme de l'objection de la navette et du missile.

Si l'observateur de la gare accélère ensuite, calcule la trajectoire de cette balle de tennis par rapport à lui, puis compare ce calcul avec celui obtenu dans son nouveau référentiel, celui du train, il peut, dans certaines configurations, se retrouver devant deux descriptions incompatibles de ce qui est censé exister vis-à-vis de lui « à cet instant ».

La contradiction ne provient donc pas des transformations de Lorentz, mais de l'attribution d'une réalité physique aux plans de simultanéité associés à ces transformations.

C'est pourquoi je conclus que le postulat d'invariance de la vitesse de la lumière en aller simple ne peut pas être universellement valable pour tous les référentiels inertiels. Les résultats expérimentaux de Michelson-Morley demeurent, mais leur interprétation doit, selon moi, être réexaminée.

Vous écrivez ensuite :
GDaube - le mardi 7 juillet 2026 à 23:09 - a écrit : On a déjà démontré l'équivalence entre temps absolu et simultanéité absolue. Donc, tout ce qui suivra sera faux.
Cette conclusion ne s'impose que si l'on conserve l'hypothèse d'une parfaite équivalence physique de tous les référentiels inertiels.

Or c'est précisément cette hypothèse que je remets en question.

J'accepte tout à fait qu'un temps absolu implique une simultanéité absolue.

En revanche, je ne vois aucune nécessité logique à affirmer la réciproque. Une simultanéité absolue n'implique pas nécessairement un temps absolu au sens newtonien. Si les référentiels inertiels ne sont plus strictement équivalents, les rythmes des horloges peuvent rester variables tout en conservant un présent physique commun.

C'est précisément cette possibilité conceptuelle que j'essaie d'explorer.

Objection de la navette et du missile

Cordialement,

Philippe de Bellescize
 #51368  par GDaube
 
Bonjour,

Vous dîtes régulièrement que vous êtes d'accord avec une proposition "sauf si".
Si on dit qu'une proposition est vrai sauf si... alors cette proposition est fausse.
Si vous dîtes qu'un changement de référentiel n'amène pas de contradiction sauf si.. -> c'est qu'un changement de référentiel amène des contradictions.
Si vous dîtes : je n'ai pas de problème que l'ordre des événements dépende du référentiel sauf si cet événement est le lancement d'un missile -> alors vous avez un problème.

Pour la 2eme partie, si vous considérez que 2 référentiels galiléens ne sont pas équivalents, vous cassez les postulats de base de la physique. Vous créez donc votre propre théorie. C'est votre droit.
 #51369  par Ph de Bellescize
 
Bonjour,
GDaube a écrit : mardi 8 juillet 2025 à 09:39 Pour la 2eme partie, si vous considérez que 2 référentiels galiléens ne sont pas équivalents, vous cassez les postulats de base de la physique. Vous créez donc votre propre théorie. C'est votre droit.
C'est effectivement la conclusion à laquelle me conduit mon raisonnement.

L'objection de la navette et du missile vise précisément à montrer que l'interprétation d'Einstein, selon laquelle la vitesse de la lumière est invariante en un aller simple pour tous les observateurs inertiels, ne peut pas être la bonne. Si cette analyse est correcte, il en va de même pour l'interprétation conduisant à la conception de l'univers-bloc.

Autrement dit, ce n'est pas moi qui décide arbitrairement de modifier un postulat. J'essaie d'abord d'examiner les conséquences logiques des postulats admis. Si celles-ci conduisent à une contradiction, c'est alors qu'il devient nécessaire de les réexaminer.

À partir de là se pose naturellement une autre question : sur quels postulats conceptuels une théorie cohérente de l'Univers peut-elle reposer ?

C'est précisément l'objet de ma recherche philosophique, commencée au début des années 1990. La théorie relationnelle que je développe constitue une tentative de réponse à cette question.

Je distingue donc deux démarches :

* mettre en évidence une difficulté conceptuelle dans l'interprétation actuelle de la relativité ;
* rechercher ensuite un cadre théorique susceptible de la dépasser.

Pour ma part, je considère que l'objection de la navette et du missile relève de la première démarche. La théorie relationnelle que je développe relève de la seconde.

Il est toutefois intéressant de noter que, historiquement, ma démarche s'est construite dans l'ordre inverse. C'est d'abord une réflexion philosophique qui m'a conduit à une conception entièrement relationnelle de l'espace, du temps et du mouvement. Ce n'est que dans un second temps que je me suis aperçu que cette approche n'était pas entièrement compatible avec l'interprétation relativiste d'Einstein.

Il m'a alors fallu plusieurs années pour identifier précisément l'origine de cette incompatibilité et aboutir à ce que j'appelle aujourd'hui l'objection de la navette et du missile, tant il est difficile de construire un raisonnement susceptible de remettre en question une théorie aussi solidement établie que la relativité.

Cordialement,

Philippe de Bellescize
 #51370  par Dick
 
externo a écrit : mardi 7 juillet 2026 à 21:05 ChatGPT :
La phrase de Dick est donc bonne dans l’idée, mais je la verrouillerais ainsi :
Au même instant du référentiel de la voie, `A'` coïncide avec `A` et `B'` coïncide avec `B`. Ces deux coïncidences sont donc simultanées pour le quai. Mais elles ne le sont pas pour le train : dans le référentiel du train, la coïncidence `B'/B`, située vers l’avant dans le sens du mouvement, a lieu avant la coïncidence `A'/A`. C’est exactement la relativité de la simultanéité.
Le point important : il n’y a pas contradiction, parce que “au même moment” ne désigne pas la même tranche de temps dans les deux référentiels.
Quand A´ coïncide avec A, tous les points du train sont au temps t’°, donc le point B’ est au temps t’°, B coïncide avec B’ au temps B’° au même moment où A´ coïncide avec A. Les coïncidences ont donc lieu au même moment pour le train. C’est exactement l’ invariance de la simultanéité!
 #51371  par GDaube
 
" Autrement dit, ce n'est pas moi qui décide arbitrairement de modifier un postulat. J'essaie d'abord d'examiner les conséquences logiques des postulats admis. Si celles-ci conduisent à une contradiction, c'est alors qu'il devient nécessaire de les réexaminer."
Au contraire, dès le début de votre texte vous partez d'un temps variable et d'une simultanéité absolue. Ce n'est pas une conclusion.
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