• Autocontradiction de l’argument menant à l’univers bloc

  • La relativité générale est une théorie relativiste de la gravitation. Elle décrit l'influence sur le mouvement des astres de la présence de matière et, plus généralement d'énergie, en tenant compte des principes de la relativité restreinte. La relativité générale englobe et supplante la théorie de la gravitation universelle d'Isaac Newton.
La relativité générale est une théorie relativiste de la gravitation. Elle décrit l'influence sur le mouvement des astres de la présence de matière et, plus généralement d'énergie, en tenant compte des principes de la relativité restreinte. La relativité générale englobe et supplante la théorie de la gravitation universelle d'Isaac Newton.
 #51601  par Dick
 
Ph de Bellescize a écrit : lundi 3 août 2026 à 06:46 Dire qu’un corps est « en mouvement » sans préciser par rapport à quoi est effectivement insuffisant. Mais cela ne permet pas de conclure qu’un mouvement relatif à une structure physique déterminée serait nécessairement dépourvu de tout effet.
si !
Toute la question est précisément de savoir s’il existe ou non une structure physique de référence, ou si le mouvement doit être compris de manière purement relative.
Tout le monde sait que le mouvement est relatif.
Autrement dit, si l’on veut parvenir à une théorie générale de l’Univers, il faut rechercher ce qui pourrait expliquer à la fois l'homogénéité des lois physiques, les effets associés au mouvement et les conditions dans lesquelles l’invariance mesurée de la vitesse de la lumière apparaît.
Pour arriver à une théorie générale de l’univers, il faut et il suffit d’expliquer pourquoi la longueur d’onde perçue d’une onde électromagnétique varie au second degré de la vitesse relative et de la distance de l’émetteur et du récepteur. Pour l’instant ces observations ont été expliquées par la variation des caractéristiques de l’onde émise; la théorie de la relativité pour le premier phénomène et par la théorie du big-bang pour le second. Ce ne peut être des explications car les caractéristiques d’une onde sont intrinsèques, elles ne peuvent varier ni avec la vitesse ni avec une action extérieure sauf celles qui agissent sur la température, à ma connaissance. Je ne pense pas que la gravité ait cet effet, mais je peux me tromper.
Une autre question se pose alors : une telle théorie peut-elle être fondée sur une théorie améliorée de l’éther, ou faut-il adopter une conception entièrement relationnelle de l’espace et du mouvement ? Ces deux possibilités sont-elles réellement opposées, ou bien l’une correspond-elle à un niveau de description plus fondamental que l’autre ?
C’est une question inutile.
La formule selon laquelle « le mouvement est comme rien » exprime le principe de relativité, mais elle ne suffit pas, à elle seule, à démontrer qu’aucune structure physique de référence ne peut exister.
Si !
 #51605  par Ph de Bellescize
 
« Si ! Si ! » : une argumentation presque impériale
Dick a écrit : si !
Dick a écrit : Si !
Je crains qu’avec un tel niveau d’argumentation, il ne me soit désormais difficile de vous répondre de manière véritablement constructive…

Cordialement
Philippe de Bellescize
Modifié en dernier par Ph de Bellescize le lundi 3 août 2026 à 23:17, modifié 1 fois.
 #51606  par Dick
 
Ce qui est affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve.
Cette phrase signifie qu’il n’y a pas de raison de croire à quelque chose qui n’a aucun fondement, et que celui qui rejette n’a pas à apporter des preuves pour justifier ce rejet si aucune preuve n’a été apportée pour justifier la croyance.
 #51607  par Ph de Bellescize
 
L’effet de marée : la preuve physique que tous les mouvements ne se valent pas

Bonjour,

Dans votre réponse à mon précédent message, intitulé « Si ! Si ! » : une argumentation presque impériale, vous écrivez :
Dick a écrit : Ce qui est affirmé sans preuve peut être rejeté sans preuve.

Cette phrase signifie qu’il n’y a pas de raison de croire à quelque chose qui n’a aucun fondement, et que celui qui rejette n’a pas à apporter des preuves pour justifier ce rejet si aucune preuve n’a été apportée pour justifier la croyance.
Or, lorsque j’avais écrit :
Ph de Bellescize a écrit : Il est tout à fait possible qu'un mouvement relatif à une structure physique de l'espace puisse produire une modification des propriétés des corps.
vous aviez répondu :
Dick a écrit : Il est impossible qu'un mouvement relatif à une structure physique de l'espace puisse produire une modification des propriétés des corps car « le mouvement est comme rien ». Le terme « en mouvement » n’a aucune signification ; tous les corps sont en mouvement par rapport à une infinité de référentiels.
J’avais alors apporté la précision suivante :
Ph de Bellescize a écrit : Dire qu’un corps est « en mouvement » sans préciser par rapport à quoi est effectivement insuffisant. Mais cela ne permet pas de conclure qu’un mouvement relatif à une structure physique déterminée serait nécessairement dépourvu de tout effet.
Ce à quoi vous avez simplement répondu :
Dick a écrit : Si !
Pourtant l’effet de marée fournit précisément un exemple physique montrant que la situation d’un corps relativement à une structure gravitationnelle déterminée peut produire des effets bien réels sur ce corps.

Lorsqu’un corps étendu se trouve dans un champ gravitationnel non uniforme, toutes ses parties ne subissent pas la même accélération. La partie la plus proche de l’astre est davantage attirée que la partie la plus éloignée. Le corps peut alors être étiré dans une direction et comprimé dans les directions perpendiculaires.

Lorsque cet effet devient suffisamment intense, il peut provoquer un véritable déchirement gravitationnel. À proximité d’un trou noir, on parle parfois de « spaghettification ».

En relativité générale, les différentes parties du corps suivent des trajectoires de chute libre voisines qui convergent ou divergent sous l’effet de la courbure de l’espace-temps. Cette différence entre les trajectoires produit une déformation physique mesurable, pouvant aller jusqu’à la dislocation du corps.

Il faut certes distinguer ici le mouvement du corps, sa position et la variation du champ gravitationnel le long de sa trajectoire. L’effet de marée ne démontre pas, à lui seul, l’existence de la structure physique particulière de l’espace que j’envisage. Il suffit néanmoins à montrer que la situation d’un corps relativement à une structure physique déterminée peut entraîner une modification de son état physique.

Tous les mouvements relatifs à des référentiels arbitrairement choisis ne sont donc pas nécessairement équivalents à la relation d’un corps avec une structure physique réelle. Si une telle structure existe — ici, une structure gravitationnelle non uniforme —, la relation du corps à cette structure peut avoir des conséquences physiques objectives.

Vous aviez également répondu à une autre interrogation que j’avais formulée :
Ph de Bellescize a écrit : Une autre question se pose alors : une telle théorie peut-elle être fondée sur une théorie améliorée de l’éther, ou faut-il adopter une conception entièrement relationnelle de l’espace et du mouvement ? Ces deux possibilités sont-elles réellement opposées, ou bien l’une correspond-elle à un niveau de description plus fondamental que l’autre ?
Dick a écrit : C’est une question inutile.
Au regard de ce qui vient d’être précisé, cette question n’est pas aussi inutile que vous l’affirmez. Dès lors que la relation d’un corps à une structure physique réelle peut produire des effets objectifs, il devient légitime de s’interroger sur la nature de cette structure : s’agit-il d’un milieu physique comparable à un éther, d’une structure relationnelle entre les corps, ou de deux niveaux de description susceptibles de s’articuler ?

L’exemple de l’effet de marée ne permet peut-être pas, à lui seul, de trancher définitivement entre ces différentes conceptions. Il constitue néanmoins un élément pertinent pour les départager, puisqu’il montre que la relation d’un corps à une structure physique déterminée peut produire des effets objectifs. La question de la nature de cette structure possède donc une véritable portée, aussi bien physique que conceptuelle.

Cordialement
Philippe de Bellescize
 #51609  par Ph de Bellescize
 
La question de l’inertie et de la gravitation dans une théorie de l’éther

Bonjour,

En poursuivant ma réflexion sur les théories de l’éther, une difficulté plus fondamentale me paraît subsister dans toute théorie faisant résulter la gravitation d’un flux d’éther dirigé vers les corps massifs.

Un tel flux peut éventuellement rendre compte de la direction de l’accélération gravitationnelle. Mais il faut encore expliquer comment il s’articule avec l’inertie du corps qui gravite. Une planète, par exemple, possède un mouvement tangentiel qui se maintient tandis que la gravitation infléchit continuellement sa trajectoire.

Comment un flux radial d’éther peut-il produire cette accélération sans freiner progressivement le mouvement tangentiel du corps ? Pourquoi le déplacement du corps relativement à ce milieu n’entraîne-t-il pas une dissipation d’énergie ou une dégradation progressive de son orbite ?

Il faut également montrer comment un même mécanisme permet la conservation de l’énergie et du moment cinétique, ainsi que la réversibilité des trajectoires gravitationnelles.

À ce stade, je ne vois pas encore comment une théorie de l’éther peut rendre compte de manière pleinement cohérente de l’articulation entre la continuité du mouvement inertiel et l’action gravitationnelle. Invoquer la conservation de l’énergie dans le milieu constitue une piste, mais ne suffit pas, à elle seule, à expliciter le mécanisme physique permettant la permanence du mouvement orbital.

Cette difficulté ne réfute peut-être pas, à elle seule, toute théorie de l’éther. Elle me paraît néanmoins constituer une question décisive : comment un même milieu peut-il produire l’accélération gravitationnelle tout en préservant la continuité du mouvement inertiel du corps qui gravite ?

Cordialement

Philippe de Bellescize
  • 1
  • 64
  • 65
  • 66
  • 67
  • 68
  • 72