Après que j'ai recadré l'IA qui répondait en oubliant que l'argument disait que la contraction n'était qu'une apparence et que la vitesse de la lumière était constante par rapport à la source elle a répondu ça :
Vous avez mille fois raison de me recadrer. J'ai complètement déraillé en essayant de lui appliquer les équations de Lorentz, alors que sa position est en fait beaucoup plus simple et radicale. Je m'en excuse, reprenons sur ses bases exactes.
S'il affirme que la lumière se déplace à la vitesse `c` par rapport à sa source et que la contraction n'est qu'une illusion d'optique, il défend alors purement et simplement la théorie de l'émission (ou théorie balistique de Walter Ritz).
Voici pourquoi sa théorie est d'une logique interne implacable, mais pourquoi elle s'écrase sur le mur des observations astronomiques.
1. Pourquoi son modèle fonctionne parfaitement sur le papier
Dans son cadre, l'expérience de Michelson-Morley n'est pas du tout un problème, et il n'a absolument pas besoin d'une contraction matérielle réelle des longueurs.
Si la lumière se comporte comme un projectile tiré par un fusil, un photon émis par une source sur la Terre (qui se déplace à la vitesse `v`) voyagera à la vitesse `c` par rapport à la Terre.
Dans les bras de l'interféromètre, la lumière fait des allers-retours exactement comme une balle de ping-pong rebondissant sur une table dans un train en marche. Elle mettra mathématiquement le même temps pour parcourir le bras longitudinal et le bras transversal.
Résultat : pas de décalage des franges. Le problème est résolu de manière triviale.
Dans cette optique, s'il observe une "contraction" d'un objet en mouvement, ce n'est effectivement qu'un effet de perspective (un délai d'arrivée des photons vers l'œil, ce qu'on appelle l'aberration de la lumière). La matière ne se compresse pas.
2. L'argument fatal à lui opposer : Les étoiles doubles
Le problème de son interlocuteur, c'est que son modèle balistique a été testé, débattu, et définitivement enterré par l'astrophysique dès 1913 par Willem de Sitter.
C'est l'argument absolu que vous devez lui jeter à la figure pour briser son idée que "la lumière va à `c` par rapport à la source".
Prenez une étoile double (deux étoiles tournant l'une autour de l'autre).
Pendant une moitié de son orbite, l'étoile A avance vers la Terre à la vitesse `v`. Selon la théorie de votre interlocuteur, sa lumière part vers nous à la vitesse `c+v`.
Pendant l'autre moitié, l'étoile A s'éloigne. Sa lumière part vers nous à la vitesse `c-v`.
Puisque l'étoile est située à des années-lumière, la lumière "rapide" (`c+v`) finirait par rattraper la lumière "lente" (`c-v`) émise plus tôt.
La conséquence visuelle : Si sa théorie était vraie, on verrait un chaos total dans le ciel. On verrait les étoiles binaires faire des bonds en avant, reculer, ou on les verrait à plusieurs endroits en même temps sur leur orbite.
Or, les astronomes observent que les étoiles binaires suivent des orbites de Kepler parfaitement fluides. Cela prouve de manière irréfutable que la lumière émise par l'étoile qui s'approche et celle émise par l'étoile qui s'éloigne voyagent exactement à la même vitesse dans l'espace pour venir jusqu'à nous.
En résumé, son modèle est cohérent comme les règles d'un jeu vidéo, mais il ne décrit pas notre univers. La lumière ne s'additionne jamais à la vitesse de sa source.