• La gravitation euclidienne

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Les autres théories ou peut être la votre...
 #48832  par bongo
 
Sans équation et hypothèse, ce n'est que de la parole en l'air.

Savais-tu que dans la théorie de Lorentz, c'est le mouvement par rapport à l'ether qui provoque contraction des longueurs et dilatation des durées ?
Donc non ce n'est pas équivalent à celle d'Einstein...
 #48833  par externo
 
Et est-ce que le principe d'équivalence a quelque chose à voir avec la métrique de Minkowski ? Non.
Que se passe-ti-il si on développe le principe d'équivalence dans le cadre de la théorie de Lorentz ?
 #48840  par externo
 
Bonne vidéo, où on voit que les objets qui ne suivent pas le mouvement de l'éther dans la rotation de Kerr subissent la contraction des longueurs, alors que ceux qui le suivent ne se contractent pas.



La contraction vient de la compression doppler de la matière sous l'effet du ralentissement de la lumière dans le référentiel de l'objet. On voit très bien aussi que la vitesse de la lumière se mesure par rapport à l'éther. Un rayon lancé dans le sens de rotation de l'éther est accéléré, et ralenti en sens inverse.

Ce qui n'est pas illustré dans la vidéo c'est le fonctionnement de l'attraction normale : l'éther étant tiré vers la masse, la lumière est accélérée dans la direction de la masse et ralentie quand elle s'en échappe.
Ces phénomènes sont considérés dans la relativité d'Einstein comme liés à des découpages espace-temps particuliers, mais qui n'ont rien de plus physique que les autres. C'est seulement dans la gravitation issue de la théorie de Lorentz que cette particularité est considérée comme étant le découpage physique correspondant à l'éther lui-même.

La vitesse de rotation est définie par rapport à un objet sans vitesse propre. De même, la vitesse de translation doit être définie par rapport à un objet sans vitesse propre, c'est donc la vitesse de la chute libre depuis l'infini cad la vitesse de libération.
La vitesse de la lumière dans un trou noir de Kerr est c par rapport à l'espace en rotation, si bien qu'elle est accélérée dans le sens de la rotation et ralentie en sens contraire. Mais alors qu'elle est la différence entre l'espace en rotation et l'éther en rotation ? Aucune. Cet espace représente un référentiel par rapport auquel la vitesse de la lumière est invariante.
Si la rotation provient de la composante magnétique et l'attraction de la composante électrique, puisqu'il s'agit d'une seule et même force, ou déformation spatio-temporelle, la composante magnétique implique une rotation de l'espace et la composante électrique implique un entraînement de l'espace.

On voit bien que la métrique de Minkowski dans tout cela ne joue aucun rôle. Elle est totalement inutile pour décrire la géométrie d'un trou noir que ce soit en 3 ou en 4 dimensions, c'est à dire sans géométriser le temps ou en le géométrisant, le temps n'étant pas le vieillissement (temps propre) mais ce qui est appelé le temps coordonnée, soit la 4e dimension euclidienne dans laquelle se déplace l'espace.

A noter que le référentiel de l'éther ou de l'espace ainsi défini n'est pas le véritable référentiel de l'éther, car le trou noir n'étant pas immobile toutes les mesures effectuées dans son (pseudo-)référentiel sont fausses, mais en raison du principe de relativité on peut faire comme si elles étaient vraies et supposer le trou noir immobile dans l'éther.
Dans les faits, la vitesse initiale de l'éther relativement à la masse attractive n'est pas nulle, il doit donc orbiter un peu à la façon des tourbillons d'éther de Descartes qui emportent les planètes avec eux dans leurs mouvements autour du soleil.

https://arxiv.org/abs/gr-qc/0411060
http://www-cosmosaf.iap.fr/traduction_River_model.pdf
L'article ci-dessus contient une description du modèle de la rivière pour trou noir de Schwarzschild et pour trou noir de Kerr. Le point de vue adopté est le celui de la théorie mainstream de la relativité et on y trouve par conséquent ces passages erronés :
Question : "Sachant qu’une des hypothèses fondamentales de la Relativité restreinte et générale est que l’espace-temps n’a pas d’existence absolue, que veut on dire lorsqu’on stipule que l’espace tombe dans un trou noir ?"
Réponse : "Le modèle de la rivière utilise un ensemble de coordonnées (globales, pour l’espace de fond) et un ensemble de référentiels localement inertiels qui évoluent dans les coordonnées globales. Relier un ensemble de coordonnées (globales) et un ensemble de référentiels localement inertiels ne rend pas pour autant l’espace-temps absolu"
Et encore "L’image d’un espace s’écoulant comme une rivière dans un trou noir peut troubler certains par son caractère « matériel » rappelant les théories incorporant un éther. Pourtant ce caractère matériel n'est pas plus substantiel que dans l’image cosmologique familière d’un espace en expansion"
Dernière modification par externo le mercredi 19 octobre 2022 à 10:58, modifié 40 fois.
 #48844  par externo
 
https://forums.futura-sciences.com/phys ... temps.html

Dans ce fil sur Futura il est expliqué qu'au point d'annulation de la force gravitationnelle entre deux masses la dilatation du temps n'est pas nulle mais doublée car elle dépend du potentiel gravitationnel et non de la courbure. C'est une information que l'on trouvera partout. On ne trouve aucune explication nulle part, juste que la dilatation du temps dépend du potentiel, donc d'une formule mathématique.
Sauf que cela ne semble pas possible si on prend la peine de comprendre la physique derrière les maths.
D'après la gravitation euclidienne, la dilatation du temps doit être nulle en ce point parce qu'un objet qui s'y trouve est immobile par rapport à l'éther, qui est lui aussi en équilibre.
En fait, l'idée que la dilatation du temps dépend du potentiel n'est pas valable dans ce cas. Le potentiel indique simplement la quantité d'énergie à fournir à un objet pour qu'il échappe au champ gravitationnel. S'il y a deux masses il est évident que le potentiel est deux fois plus important, qu'il faut fournir deux fois plus d'énergie pour échapper. On peut se dire aussi que de loin, un objet sera deux fois plus attiré par deux masses que par une.
Il n'en reste pas moins que le calcul de la dilatation du temp en fonction du potentiel n'est pas valable lorsque l'objet se trouve entre deux masses, ça ne fonctionne que s'il y a un champ gravitationnel d'un côté et l'espace plat de l'autre. C'est dans cette situation seulement que la dilatation du temps est dérivée du principe d'équivalence et donne la formule qui la fait dépendre du potentiel.
Si je suis dans une fusée qui accélère, le temps passera moins vite à l'arrière qu'à l'avant car la contraction des longueurs fait que l'arrière se déplace plus vite que l'avant. Par le principe d'équivalence, on dérive de ceci la dilatation du temps gravitationnelle. [C'est un peu plus compliqué, voir ce fil :viewtopic.php?p=48848#p48848, la bonne dérivation se fait dans le pseudo-référentiel synchronisé d'Einstein.] Mais si la fusée se trouve au point d'équilibre gravitationnel, elle ne subira d'accélération ni propre ni inertielle et par conséquent il n'y aura ni contraction ni différence de passage du temps entre les deux extrémités (on suppose que la zone d'équilibre possède une certaine étendue dans laquelle se trouve la fusée). Si l'arrière de la fusée (qui est immobile) se trouve dans le champ d'attraction d'une des deux masses et l'avant dans la zone neutre, les horloges à l'arrière iront moins vite qu'à l'avant puisqu'il y a une accélération de l'arrière vers l'avant. Le temps ne peut donc pas être dilaté dans la zone neutre puisqu'il passe plus vite, en fait aussi vite qu'en espace plat, ce qui est normal puisque l'espace y est plat et que la fusée est immobile dans cet espace...

https://journals.openedition.org/bibnum/1072

https://physics.stackexchange.com/quest ... two-masses
https://www.physicsforums.com/threads/t ... s.1045984/
Dernière modification par externo le dimanche 23 octobre 2022 à 13:55, modifié 3 fois.
 #48851  par externo
 
Application géométrique de ce message : viewtopic.php?p=48848#p48848

Pour terminer, nous allons grossièrement esquisser la raison d'être du principe d'équivalence et faire le lien géométrique entre une accélération et un champ gravitationnel.
Principe d'équivalence.png
Dans le document ci-dessus, on retrouve le paraboloïde d'un champ gravitationnel. L'abscisse représente l'espace plat à l'infini et l'ordonnée le temps associé à cet espace.
Les lignes verticales bleues sont les lignes d'univers d'un objet immobile dans le champ. Les traits rouges sont la longueur de l'objet telle que mesurée depuis l'espace plat.
L'angle alpha entre l'axe temporel associé au paraboloïde (trajectoire rouge) et l'axe temporel de l'espace plat (axe d'ordonnée du schéma) est tel que v/c = sin alpha et 1/gamma = cos alpha, avec c la vitesse de libération au point considéré et gamma le facteur de Lorentz associé à cette vitesse. Ce sont les formules de la relativité euclidienne. Au fur et à mesure que l'on descend la pente l'angle tend vers 90°.
Donc l'intervalle entre les deux lignes bleues (segment rouge), si l'on néglige la variation de la pente entre les deux lignes est gamma fois plus petit que la longueur propre non contractée, c'est à dire la longueur mesurée le long de la pente. L'objet situé en cet endroit se déplace à la vitesse de libération et semble contracté du facteur gamma quand on le mesure depuis l'espace plat.
On pourrait se dire que d'après la théorie de Lorentz, l'objet devrait déjà être contracté sur la longueur de la pente en raison de sa vitesse de déplacement et que par conséquent la contraction devrait être au carré par rapport à l'espace plat. Mais on a vu qu'en fait, au fur et à mesure de la descente de l'objet, les lignes d'univers divergent (effet de marée) et annulent la contraction. En effet, si on suit les lignes d'univers d'un objet en chute libre on remarque que l'arrière suit une trajectoire légèrement moins courbe (moins accélérée) que l'avant, ce qui a tendance à rallonger l'objet, l'objet sera également comprimé dans les autres dimensions.

Sur ce schéma,
https://en.wikipedia.org/wiki/Bell%27s_ ... orizon.svg
on peut voir les lignes d'univers de l'avant et de l'arrière d'une objet qui accélère.
La ligne horizontale correspond au référentiel de départ que l'on peut assimiler à celui de l'éther. C'est le seul référentiel réel. Il existe un pseudo-référentiel dans laquelle la fusée conserve sa longueur propre et où la vitesse de la lumière est isotrope, on le trouve par le changement de simultanéité. Les lignes vertes et rouges correspondent aux lignes de simultanéité de l'arrière et de l'avant de la fusée. Si on utilise la métrique de Minkowski on trouve que la longueur de la fusée reste invariante.
Les pseudo longueurs des pseudo référentiels se mesurent à l'aide de la métrique de Minkowski, car elles sont la conséquence de l'illusion consistant à prendre les heures marquées par les horloges pour le temps véritable.

Pour faire le parallèle entre les deux schémas, il faut comprendre que le pseudo-référentiel de la fusée dans lequel elle garde sa longueur propre correspond sur l'autre schéma au pseudo-référentiel de l'objet immobile dans lequel il garde aussi sa longueur propre : dans un cas la fusée est réellement contractée et dans l'autre elle conserve sa longueur propre du fait de la dilatation suivie de la contraction. Le référentiel de départ de la fusée, quant à lui, a pour pendant le référentiel d'un objet en chute libre avec l'éther dans le champ de gravitation.

La différence de point de vue entre les deux consiste en ce que la ligne d'univers de la fusée qui accélère est tracée dans le référentiel de départ alors que la ligne d'univers d'un objet en chute libre est représentée ici non par rapport à un référentiel en chute libre, ce qui donnerait le même point de vue, mais par rapport à l'espace plat.

La fusée qui accélère est obligée de se maintenir dans le temps coordonnée (dans l'éther), sa ligne d'univers tendant vers un angle à 45°, faussant en apparence la métrique euclidienne de l'espace-temps (quand on prend son temps propre pour le temps), alors que dans le champ gravitationnel, l'éther n'étant pas soumis à une telle contrainte et étant lui même le générateur de l'espace, peut infléchir sa trajectoire et tomber en quelque sorte dans le passé sans y tomber vraiment : par rapport à l'espace plat, il tombe dans le passé, mais étant donné qu'il est lui-même l'espace le temps tombe avec lui, avec pour conséquence que le présent n'est plus une ligne horizontale mais la ligne courbe du paraboloïde de Flamm. (L'éther n'a aucune raison de rester dans le temps coordonnée d'origine vu que le temps coordonnée c'est lui qui le définit.)

Fil suivant : viewtopic.php?f=17&t=6853
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