• Autocontradiction de l’argument menant à l’univers bloc

  • La relativité générale est une théorie relativiste de la gravitation. Elle décrit l'influence sur le mouvement des astres de la présence de matière et, plus généralement d'énergie, en tenant compte des principes de la relativité restreinte. La relativité générale englobe et supplante la théorie de la gravitation universelle d'Isaac Newton.
La relativité générale est une théorie relativiste de la gravitation. Elle décrit l'influence sur le mouvement des astres de la présence de matière et, plus généralement d'énergie, en tenant compte des principes de la relativité restreinte. La relativité générale englobe et supplante la théorie de la gravitation universelle d'Isaac Newton.
  par Ph de Bellescize
 
De l’existence des corps à la causalité et au principe moteur : les étapes du raisonnement

Bonjour,

La vérité d’un raisonnement et des conclusions qui en découlent ne dépend pas de la valeur personnelle de celui qui le présente. L’examen du raisonnement vise à approcher une vérité objective.

1. Distinguer l’ordre causal et l’existence physique

La relativité détermine les possibilités de liaison causale entre événements. Mais déterminer si un événement peut agir sur un observateur ne suffit pas à répondre à la question de l’existence physique des corps et de leur comportement. Il faut distinguer ce que l’observateur peut connaître, les coordonnées qu’il attribue aux événements et ce qui est censé exister effectivement.

2. Examiner la portée physique de la simultanéité

Mon objection de la navette et du missile porte sur cette distinction. Si le plan de simultanéité détermine ce qui existe actuellement pour la navette, il faut examiner si son basculement peut faire passer un événement du missile du statut « existe déjà » au statut « n’existe pas encore », alors que le mouvement du missile était déjà engagé par rapport à elle. Le rappel de l’absence de liaison causale directe, dans le cadre de la relativité, ne suffit pas à résoudre cette question.

Le raisonnement développé dans mon livre me conduit à affirmer un présent universel, sans supposer que toutes les horloges évoluent au même rythme.

3. De la conception de l’éther à l’approche relationnelle de l’espace

L’existence d’un éther peut sembler constituer une alternative. Mais introduire un milieu matériel ou un référentiel privilégié ne suffit pas à expliquer les relations physiques entre les corps. Il reste à comprendre comment ce milieu agit, comment il est lié aux constituants et ce qui rend possibles leurs relations.

Cette interrogation me conduit à envisager une conception relationnelle de l’espace : l’espace ne serait pas un contenant indépendant des corps, mais serait constitué par leurs relations physiques actuelles. Le mouvement correspondrait alors à une évolution de cette configuration relationnelle.

La question causale devient donc : qu’est-ce qui rend actuellement possibles ces relations et leur évolution ?

4. L’approche relationnelle de l’espace confrontée à l’inertie

C’est à partir de cette conception relationnelle, confrontée au principe d’inertie, que je recherche le mode d’action du principe moteur.

Dans mon raisonnement, l’inertie n’est pas compatible avec une cause actuelle purement mécanique du mouvement. Une action mécanique, procédant par contact ou par transmission de proche en proche, ne peut rendre compte du maintien du mouvement lorsque cette action cesse.

Si le mouvement exige une cause actuelle, celle-ci doit donc être non mécanique. Dans un espace relationnel, cette cause doit rendre compte de l’évolution actuelle des relations constitutives de l’espace, et pas seulement du déplacement d’un corps considéré isolément.

5. Déterminer le mode d’action du principe moteur

La rencontre entre l’approche relationnelle de l’espace et la question de l’inertie me conduit ainsi à caractériser le mode d’action du principe moteur : une action immanente, par interrelation et selon la détermination des constituants.

Son action serait immanente parce qu’elle interviendrait dans l’actualisation même des réalités physiques, sans être une poussée mécanique extérieure.

Elle s’exercerait par interrelation parce que le mouvement et l’espace dépendent des rapports physiques entre les constituants.

Elle agirait selon leur détermination parce que leurs comportements dépendent de leur nature, de leurs propriétés et de leur situation relationnelle.

Le principe moteur rendrait ainsi compte de l’actualisation et de l’unité du devenir du monde physique. Il ne serait pas une force supplémentaire ajoutée aux forces connues.

6. Distinguer la conclusion philosophique et son développement physique

La nécessité du principe moteur et l’analyse de son mode d’action doivent être jugées à partir du raisonnement qui y conduit. La formulation mathématique de cette action et ses conséquences expérimentales constituent une tâche supplémentaire. Leur élaboration inachevée ne suffit pas à réfuter la conclusion philosophique.

Si cette analyse est juste, la question du principe moteur est incontournable. Si elle est fausse, il faut identifier l’erreur dans ses prémisses ou dans son raisonnement. Les limites et les imperfections de celui qui présente le raisonnement ne peuvent dispenser de cet examen. Ce qui doit être jugé, c’est la vérité ou la fausseté de la proposition, ainsi que les conséquences que l’on peut en tirer et l’usage que l’on peut en faire.

Cordialement
Philippe de Bellescize
  par Dick
 
Ph de Bellescize a écrit : ↑samedi 3 octobre 2026 à 07:40 Le raisonnement développé dans mon livre me conduit à affirmer un présent universel, sans supposer que toutes les horloges évoluent au même rythme.
Impossible ! si les horloges ne battent pas au même rythme alors dt’ ≠ dt. Si à l’instant t tous les horloges sont au même temps
(t’ = t) alors à l’instant t + dt elles ne le sont plus: t’ + dt’ ≠ t + dt.
  par Ph de Bellescize
 
Présent universel et rythmes des horloges

Bonjour,
Dick a écrit :Impossible ! si les horloges ne battent pas au même rythme alors dt’ ≠ dt. Si à l’instant t tous les horloges sont au même temps
(t’ = t) alors à l’instant t + dt elles ne le sont plus: t’ + dt’ ≠ t + dt.
Ton calcul montre que deux horloges qui indiquent initialement la même valeur, mais évoluent à des rythmes différents, n’indiqueront plus ensuite la même valeur. Sur ce point, nous sommes d’accord.

Mais je ne définis pas le présent universel par l’égalité des indications des horloges. Je parle de l’existence actuelle des corps et de leurs relations physiques.

Tu admets, je pense, que deux horloges de conceptions différentes puissent battre à des rythmes différents tout en existant au même instant. De même, rien n’interdit, en principe, que deux horloges de même conception, placées dans des conditions physiques et spatiales différentes, évoluent à des rythmes différents.

Prenons une analogie : deux hélices identiques, entraînées par un même couple moteur dans deux liquides offrant des résistances différentes à leur rotation, peuvent tourner à des vitesses différentes. La densité et la viscosité des liquides peuvent notamment intervenir dans cette résistance. La différence de vitesse de rotation tient alors aux conditions physiques dans lesquelles les hélices fonctionnent. Elle ne signifie pas que les deux hélices ne peuvent pas tourner au même instant.

Cette analogie ne prétend pas expliquer le mécanisme des différences de rythme entre horloges. Elle illustre la distinction entre le rythme d’un processus et son existence simultanée avec un autre.

Deux horloges peuvent donc, dans la conception que je défends, appartenir au même état actuel du monde tout en accumulant des durées différentes. Il faut distinguer la simultanéité physique des états des deux horloges et l’égalité des durées qu’elles ont mesurées.

Ton calcul établit une différence entre leurs indications ; il ne démontre pas l’impossibilité d’un présent universel.

Cordialement
Philippe de Bellescize
  par Dick
 
Ph de Bellescize a écrit : ↑samedi 3 octobre 2026 à 09:42 Tu admets, je pense, que […] deux horloges de même conception, placées dans des conditions physiques et spatiales différentes, évoluent à des rythmes différents.
Nan!
Ton calcul établit une différence entre leurs indications ; il ne démontre pas l’impossibilité d’un présent universel.
il montre que deux horloges qui indiquent initialement la même valeur, mais évoluent à des rythmes différents, n’indiqueront plus ensuite la même valeur.
donc qu’il n’y a plus un temps commun, un présent universel.
  par Ph de Bellescize
 
Désynchronisation des horloges et présent universel

Bonjour,
Dick a écrit : il montre que deux horloges qui indiquent initialement la même valeur, mais évoluent à des rythmes différents, n’indiqueront plus ensuite la même valeur.

donc qu’il n’y a plus un temps commun, un présent universel.
C’est précisément cette conclusion que je conteste.

Concernant la simultanéité, il faut choisir entre deux possibilités : soit la relativité de la simultanéité correspond à une réalité physique, soit il existe une simultanéité absolue au niveau physique. Il n’y a pas de troisième possibilité si la question posée concerne l’existence des corps.

Reprenons l’expérience du train d’Einstein. À l’instant où les deux observateurs se croisent, considérons le rayon lumineux situé à l’arrière du train, au-dessus des voies, et supposons que ce rayon lumineux existe actuellement vis-à-vis de l’observateur de la gare.

Il faut alors nécessairement que l’une de ces deux propositions soit vraie :

— ce rayon lumineux existe également vis-à-vis de l’observateur du train ;

— ce rayon lumineux n’existe pas vis-à-vis de l’observateur du train.

C’est une application du principe du tiers exclu.

Dans le premier cas, on admet une simultanéité absolue au niveau physique. Dans le second, on attribue une portée physique à la relativité de la simultanéité : ce qui existe actuellement dépend alors de l’état de mouvement de l’observateur.

Or c’est précisément cette seconde possibilité que vise l'objection de la navette et du missile. Mon raisonnement consiste à montrer que, si l’on donne cette portée physique à la relativité de la simultanéité, le changement d’état de mouvement de la navette conduit à une contradiction concernant la situation du missile.

L'option d’une relativité de la simultanéité au niveau physique doit donc être abandonnée. Il reste alors nécessairement une simultanéité absolue au niveau physique, c’est-à-dire un présent universel, même si nous ne disposons pas pour autant d’une méthode permettant de déterminer directement quels événements distants appartiennent à ce même présent.

À partir de là, la question du rythme des horloges est une autre question.

C’est un fait expérimental que des horloges de même conception, placées dans des conditions physiques différentes ou ayant suivi des parcours différents, peuvent accumuler des durées différentes et donc ne plus indiquer la même valeur lorsqu’on les compare.

Mais cela ne suffit pas à démontrer qu’il n’existe plus de présent commun.

Cela démontre au contraire, si l'on prends en compte l'objection de la navette et du missile, que l’égalité des indications des horloges n’est pas une condition nécessaire à l’existence d’un même présent physique.

Cordialement
Philippe de Bellescize
Modifié en dernier par Ph de Bellescize le mardi 6 octobre 2026 à 02:15, modifié 3 fois.
  par Dick
 
Ph de Bellescize a écrit : ↑dimanche 4 octobre 2026 à 03:53 supposons que cet événement existe actuellement pour l’observateur de la gare.
exister est un verbe intransitif qui signifie avoir une réalité, alors qu’est-ce que l’expression "exister pour un observateur" signifie ?
Dans le premier cas, on admet une simultanéité absolue au niveau physique. Dans le second, on attribue une portée physique à la relativité de la simultanéité : ce qui existe actuellement dépend alors de l’état de mouvement de l’observateur.
Quelle est la différence entre "simultanéité absolue au niveau physique" et "portée physique à la relativité de la simultanéité"?
C’est un fait expérimental que des horloges de même conception, placées dans des conditions physiques différentes ou ayant suivi des parcours différents, peuvent accumuler des durées différentes et donc ne plus indiquer la même valeur lorsqu’on les compare.
Je ne crois pas à cette fable. Il faudrait au moins une observation probante.
Cela démontre au contraire, si l'on [prend] en compte l'objection de la navette et du missile, l’égalité des indications des horloges n’est pas une condition nécessaire à l’existence d’un même présent physique.
Dans un même référentiel on synchronise les horloges pour satisfaire à l’existence d’un même présent physique. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour des référentiels distincts ? Cela démontre, au contraire, que l’objection de la navette et du missile est de la daube.
N.b. Un temps universel signifie temps absolu. Je ne connais pas le latin mais peut-être que ces deux mots, universel et absolu, sont le même mot en latin.

Cordialement aussi.
Dick de Baskerville.
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