par Ph de Bellescize
De l’existence des corps à la causalité et au principe moteur : les étapes du raisonnement
Bonjour,
La vérité d’un raisonnement et des conclusions qui en découlent ne dépend pas de la valeur personnelle de celui qui le présente. L’examen du raisonnement vise à approcher une vérité objective.
1. Distinguer l’ordre causal et l’existence physique
La relativité détermine les possibilités de liaison causale entre événements. Mais déterminer si un événement peut agir sur un observateur ne suffit pas à répondre à la question de l’existence physique des corps et de leur comportement. Il faut distinguer ce que l’observateur peut connaître, les coordonnées qu’il attribue aux événements et ce qui est censé exister effectivement.
2. Examiner la portée physique de la simultanéité
Mon objection de la navette et du missile porte sur cette distinction. Si le plan de simultanéité détermine ce qui existe actuellement pour la navette, il faut examiner si son basculement peut faire passer un événement du missile du statut « existe déjà » au statut « n’existe pas encore », alors que le mouvement du missile était déjà engagé par rapport à elle. Le rappel de l’absence de liaison causale directe, dans le cadre de la relativité, ne suffit pas à résoudre cette question.
Le raisonnement développé dans mon livre me conduit à affirmer un présent universel, sans supposer que toutes les horloges évoluent au même rythme.
3. De la conception de l’éther à l’approche relationnelle de l’espace
L’existence d’un éther peut sembler constituer une alternative. Mais introduire un milieu matériel ou un référentiel privilégié ne suffit pas à expliquer les relations physiques entre les corps. Il reste à comprendre comment ce milieu agit, comment il est lié aux constituants et ce qui rend possibles leurs relations.
Cette interrogation me conduit à envisager une conception relationnelle de l’espace : l’espace ne serait pas un contenant indépendant des corps, mais serait constitué par leurs relations physiques actuelles. Le mouvement correspondrait alors à une évolution de cette configuration relationnelle.
La question causale devient donc : qu’est-ce qui rend actuellement possibles ces relations et leur évolution ?
4. L’approche relationnelle de l’espace confrontée à l’inertie
C’est à partir de cette conception relationnelle, confrontée au principe d’inertie, que je recherche le mode d’action du principe moteur.
Dans mon raisonnement, l’inertie n’est pas compatible avec une cause actuelle purement mécanique du mouvement. Une action mécanique, procédant par contact ou par transmission de proche en proche, ne peut rendre compte du maintien du mouvement lorsque cette action cesse.
Si le mouvement exige une cause actuelle, celle-ci doit donc être non mécanique. Dans un espace relationnel, cette cause doit rendre compte de l’évolution actuelle des relations constitutives de l’espace, et pas seulement du déplacement d’un corps considéré isolément.
5. Déterminer le mode d’action du principe moteur
La rencontre entre l’approche relationnelle de l’espace et la question de l’inertie me conduit ainsi à caractériser le mode d’action du principe moteur : une action immanente, par interrelation et selon la détermination des constituants.
Son action serait immanente parce qu’elle interviendrait dans l’actualisation même des réalités physiques, sans être une poussée mécanique extérieure.
Elle s’exercerait par interrelation parce que le mouvement et l’espace dépendent des rapports physiques entre les constituants.
Elle agirait selon leur détermination parce que leurs comportements dépendent de leur nature, de leurs propriétés et de leur situation relationnelle.
Le principe moteur rendrait ainsi compte de l’actualisation et de l’unité du devenir du monde physique. Il ne serait pas une force supplémentaire ajoutée aux forces connues.
6. Distinguer la conclusion philosophique et son développement physique
La nécessité du principe moteur et l’analyse de son mode d’action doivent être jugées à partir du raisonnement qui y conduit. La formulation mathématique de cette action et ses conséquences expérimentales constituent une tâche supplémentaire. Leur élaboration inachevée ne suffit pas à réfuter la conclusion philosophique.
Si cette analyse est juste, la question du principe moteur est incontournable. Si elle est fausse, il faut identifier l’erreur dans ses prémisses ou dans son raisonnement. Les limites et les imperfections de celui qui présente le raisonnement ne peuvent dispenser de cet examen. Ce qui doit être jugé, c’est la vérité ou la fausseté de la proposition, ainsi que les conséquences que l’on peut en tirer et l’usage que l’on peut en faire.
Cordialement
Philippe de Bellescize
Bonjour,
La vérité d’un raisonnement et des conclusions qui en découlent ne dépend pas de la valeur personnelle de celui qui le présente. L’examen du raisonnement vise à approcher une vérité objective.
1. Distinguer l’ordre causal et l’existence physique
La relativité détermine les possibilités de liaison causale entre événements. Mais déterminer si un événement peut agir sur un observateur ne suffit pas à répondre à la question de l’existence physique des corps et de leur comportement. Il faut distinguer ce que l’observateur peut connaître, les coordonnées qu’il attribue aux événements et ce qui est censé exister effectivement.
2. Examiner la portée physique de la simultanéité
Mon objection de la navette et du missile porte sur cette distinction. Si le plan de simultanéité détermine ce qui existe actuellement pour la navette, il faut examiner si son basculement peut faire passer un événement du missile du statut « existe déjà » au statut « n’existe pas encore », alors que le mouvement du missile était déjà engagé par rapport à elle. Le rappel de l’absence de liaison causale directe, dans le cadre de la relativité, ne suffit pas à résoudre cette question.
Le raisonnement développé dans mon livre me conduit à affirmer un présent universel, sans supposer que toutes les horloges évoluent au même rythme.
3. De la conception de l’éther à l’approche relationnelle de l’espace
L’existence d’un éther peut sembler constituer une alternative. Mais introduire un milieu matériel ou un référentiel privilégié ne suffit pas à expliquer les relations physiques entre les corps. Il reste à comprendre comment ce milieu agit, comment il est lié aux constituants et ce qui rend possibles leurs relations.
Cette interrogation me conduit à envisager une conception relationnelle de l’espace : l’espace ne serait pas un contenant indépendant des corps, mais serait constitué par leurs relations physiques actuelles. Le mouvement correspondrait alors à une évolution de cette configuration relationnelle.
La question causale devient donc : qu’est-ce qui rend actuellement possibles ces relations et leur évolution ?
4. L’approche relationnelle de l’espace confrontée à l’inertie
C’est à partir de cette conception relationnelle, confrontée au principe d’inertie, que je recherche le mode d’action du principe moteur.
Dans mon raisonnement, l’inertie n’est pas compatible avec une cause actuelle purement mécanique du mouvement. Une action mécanique, procédant par contact ou par transmission de proche en proche, ne peut rendre compte du maintien du mouvement lorsque cette action cesse.
Si le mouvement exige une cause actuelle, celle-ci doit donc être non mécanique. Dans un espace relationnel, cette cause doit rendre compte de l’évolution actuelle des relations constitutives de l’espace, et pas seulement du déplacement d’un corps considéré isolément.
5. Déterminer le mode d’action du principe moteur
La rencontre entre l’approche relationnelle de l’espace et la question de l’inertie me conduit ainsi à caractériser le mode d’action du principe moteur : une action immanente, par interrelation et selon la détermination des constituants.
Son action serait immanente parce qu’elle interviendrait dans l’actualisation même des réalités physiques, sans être une poussée mécanique extérieure.
Elle s’exercerait par interrelation parce que le mouvement et l’espace dépendent des rapports physiques entre les constituants.
Elle agirait selon leur détermination parce que leurs comportements dépendent de leur nature, de leurs propriétés et de leur situation relationnelle.
Le principe moteur rendrait ainsi compte de l’actualisation et de l’unité du devenir du monde physique. Il ne serait pas une force supplémentaire ajoutée aux forces connues.
6. Distinguer la conclusion philosophique et son développement physique
La nécessité du principe moteur et l’analyse de son mode d’action doivent être jugées à partir du raisonnement qui y conduit. La formulation mathématique de cette action et ses conséquences expérimentales constituent une tâche supplémentaire. Leur élaboration inachevée ne suffit pas à réfuter la conclusion philosophique.
Si cette analyse est juste, la question du principe moteur est incontournable. Si elle est fausse, il faut identifier l’erreur dans ses prémisses ou dans son raisonnement. Les limites et les imperfections de celui qui présente le raisonnement ne peuvent dispenser de cet examen. Ce qui doit être jugé, c’est la vérité ou la fausseté de la proposition, ainsi que les conséquences que l’on peut en tirer et l’usage que l’on peut en faire.
Cordialement
Philippe de Bellescize